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    Intensités

    09/11 > 19/12 // 2007

    Cinq artistes donnant la parole à la matière...

    Daniel Dethuin opère par dispersion de particules, il ensemence des champs. Son sujet - n’en serait-ce que l’absence - il le cadre… Mais plus qu’elle ne délimite, la dynamique de ses tracés tend à l’élévation. Peu importe le haut, le bas ; la forme minimale concède une circulation intense au tout de l’œuvre. Une ligne n’est plus une ligne mais une voie en évolution, un paroxysme vibratoire.


    "Composition 131", acrylique sur bois, 80 x 80 cm

    Martine Devallée , sculpteur, pétrit la terre et la porte au sublime. De son contact charnel on ne devine nulle trace, seule en demeure l’épure. Ses formes sont nécessaires, semblent nous précéder, induisent un sentiment d’atemporel.
    La symbolique est bien présente mais plus encore, c’est l’identité multiple qui interpelle. Car aucune de ses œuvres ne se laisse cerner d’un seul regard. Elles sont un emboîtement de plans, de coupes, à tel point que souvent on s’y perd, cherchant la forme prééminente… Sans doute n’y en a-t-il pas et cet effet gigogne est un secret de son art.



    Technique mixte, 50 x 50

    Isabelle Marez joue d’éléments primaires : la terre, le feu, un vent d’automne… Certaines de ses toiles nous évoquent les haïku, ces poèmes orientaux qui en trois phrases, rendent le réel. Ailleurs, les rouges intenses semblent chauffer le lieu, témoignent d’une combustion latente dans le cœur de la toile... En contemplant ses œuvres on se sent proches d’un fait originel.


    "zen"Technique mixte 120 x 122 cm

    André Navez poursuit un parcours étonnant. La texture l’a toujours intéressé dans un travail d’aplats, pour une figuration minimaliste, archétypale. Sans en quitter l’esprit, on sent une mutation de l’œuvre : les champs de force se révèlent, subversifs, débordants d’énergie. Dans l’interstice premier paraissent de nouvelles formes… L’œuvre s’avance, s’impose, tient en respect ! Mais toujours, les veloutés de lumière apprivoisent et captivent.


    Technique mixte, 65 x 80 cm, 2006

    Marc Hubert présente une part mutante de la matière, le devenir inscrit en elle son pur côté plastique. Il vise une peinture qui ne renvoie à rien d’autre qu’elle-même. En un sens, la peinture est déjà contenue dans le pot, s’expose en grandes surfaces… Il reste à en libérer le génie. Marc Hubert conjugue l’aspect ironique du ready-made avec la recherche esthétique. Il se fait dompteur de formes, dresseur de fluides, explore les vertus de nouveaux matériaux. Ni nature, ni culture, seulement la contingence des faits dans le plasma originel.


    "Memory",technique mixte,70 x 50 cm, 2007